Bugatti Veyron

Bugatti, ses destinées

La maison des Pur-Sang revient sur ses trois vies à travers la présence d’un modèle emblématique de chaque période.

Alors qu’elle rentre dans sa cent-onzième année, la marque alsacienne vénérée des collectionneurs nous fait redécouvrir ses trois vies. La première prend forme en 1909 lorsqu’Ettore Bugatti crée sa propre marque dans une teinturerie abandonnée de Dorlisheim, près de Molsheim. En à peine deux décennies, il réussit à élever sa marque au rang de mythe. Reconnaissables à leur calandre en forme de fer à cheval - un clin d’oeil à la passion hippique d’Ettore -, ces symboles d’une époque où la France brillait au sommet de la production automobile mondiale se distinguent par leur technologie et leurs performances sportives. C’est la course qui forge l’image et le style Bugatti. Notamment le Type 35, le chef-d’œuvre de la maison dévoilé le 3 août 1924 et... qui remporte de nombreux grands prix. Avec les décès de Jean en 1939 puis de son père Ettore en 1947, privé de ses guides, Bugatti est incapable de se renouveler. Le rideau tombe. C’est Romano Artioli qui écrit le deuxième acte en Italie à la fin des années 1980. Ce sera l’EB 110, une supercar avant l’heure animée par un V12 3,5 litres à quatre turbos de 560 ch. L’aventure se termine en 1995. En 1998, Bugatti connaît une nouvelle résurrection grâce au groupe Volkswagen. Sa première réalisation, la Veyron, voit le jour en 1999. Bugatti profite également de Rétromobile pour présenter un programme de certification de ses modèles les plus récents.

T35 Proto 1924
T35 Proto 1924