Citroen

Citroën, un milieu de gamme novateur

Jeune centenaire, la firme aux chevrons célèbre les cinquante ans de la GS.

C’est peu dire que la GS présentée au salon de Paris en octobre 1970 a joué le rôle d’amortisseur à la crise qui sourde. Elle comble un vide dans la catégorie la plus demandée des voitures de milieu de gamme, de 1 000 à 1 500 cm3 et redonne des couleurs à Citroën, marginalisé avec une gamme positionnée aux deux extrémités de l’échiquier automobile, avec une voiture populaire, la 2 CV, et un haut de gamme, la DS. Comme ses aïeuls, la nouvelle venue sort des sentiers battus. Ses lignes originales s’inspirent nettement d’une étude Pininfarina pour British Leyland. La silhouette présente un profil très aérodynamique : les formes sont arrondies et l’arrière tronqué. Cette traction avant de 4,12 m est animée par un quatre-cylindres à plat refroidi par air d’une cylindrée de 1 015 cm3 et d’une puissance de 61 chevaux. Qualifiée de très élaborée par rapport à la concurrence, la GS peut compter sur la présence inédite d’une suspension hydropneumatique, de quatre freins à disque et d’un tableau de bord dont les chiffres du compteur de vitesse défilent derrière une loupe. Dans le courant de l’année 1971, la déclinaison break est lancée. Elle s’enrichit d’une version 2 portes « Service » déclinée en version tôlée ou vitrée à destination des entreprises. La gamme GS va perdurer au catalogue jusqu’en 1986 dans une multitude de versions. Elle aura même droit au moteur à piston rotatif.

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