DS

DS, sa Majesté SM

Tout un symbole. La marque de luxe de PSA célèbre celle qui reste 50 ans après sa naissance l’ambassadrice du grand tourisme français.

Il y a près de cinquante ans, sa révélation dans le cadre du salon de Genève de mars 1970 fait l’effet d’une bombe. Pour la première fois de son histoire, la marque du quai de Javel s’attaque au marché des coupés de grand tourisme. Un domaine jusqu’ici réservé aux marques de prestige britannique et italienne. Justement, du sang italien coule dans ses veines. Ce grand coupé très aérodynamique est propulsé par un moteur Maserati. La firme de Modène est depuis la fin de 1967 la propriété de Citroën. Il s’agit d’un 6-cylindres en V à 90 degrés de 2 670 cm3, avec une distribution par quatre arbres à cames en tête entraînés par chaîne et alimenté par trois carburateurs double-corps. Associée à une boîte à 5 rapports, cette mécanique délivre 170 chevaux à 5 500 tr/min et emmène la SM à 220 km/h. Le style de ce coupé 4 places rompt avec les canons traditionnels. Les lignes de la SM se signalent par un capot très long, six phares protégés par des carénages en verre et sa poupe effilée et resserrée. En plus d’hériter des technologies de la DS – suspension hydropneumatique, freins à disque -, le vaisseau amiral du haut de gamme français innove avec une direction à rappel asservi en fonction de la vitesse. La crise pétrolière condamnera cette grande routière française. La production totale s’élève tout de même à 12 920 unités.