Retromobile - Renault 8 GORDINI

Retromobile 2022 présente "La fabuleuse saga GORDINI"

Retromobile 2022 présente "La fabuleuse saga GORDINI" en partenariat avec Le Musée National de l'Automobile, Collection Schlumpf et l'historien Christian Huet.

Une rétrospective unique au monde de toute la production de l’ingénieur Amédée Gordini de 1947 à 1971. 

        Signe d'un grand destin, Amédée Gordini est né en 1899 à Bazzano en Italie, au même moment où commençait l'extraordinaire histoire de l'automobile. Le petit Amédée avait déjà une passion pour la mécanique, à 11 ans il quitte les bancs de l'école pour une place d'apprenti dans un petit garage de la région de Bologne. Très rapidement son esprit inventif fut remarqué, ce qui lui permit de commencer sa carrière de mécanicien et de rencontrer des grands de l'automobile comme Edoardo Weber et les frères Maserati.

LE DÉBUT DE L'AVENTURE

        Après la première guerre mondiale, Gordini travaille sur des mécaniques d'exception comme Isotta-Fraschini, Bugatti et Hispano-Suiza. En 1925, lors de sa venue en France, il est engagé par l'italien Cattaneo, patron d'un garage Bugatti et Hispano-Suiza à Saint-Cloud. Peu de temps après et naturalisé Français, Amédée créa sa propre entreprise à Suresnes, ce fût le début de la grande aventure Gordini.

       1934 est marquée par le début d'une collaboration avec Henri-Théodore Pigozzi, Président de la société Simca qui construisait des Fiat sous licences en France. La première Simca Gordini sortie de l'atelier en 1937, était une biplace construite sur la base d'un châssis de Simca Cinq qui, avec ses 570 cm3, eut un beau palmarès avec :

  • le Record du Monde des 48 heures sur l'autodrome de Montlhéry à 103 km/h de moyenne
  • et en 1938, aux 24 Heures du Mans avec une victoire de catégorie ou Amédée Gordini a été surnommé "Le Sorcier".

Dès 1939, le nom de Gordini était reconnu par les grands du monde de la compétition automobile. Amédée imposa sa présence comme constructeur dans de nombreuses épreuves dont celle précédant le Grand Prix de l'A.C.F. où les petites autos bleues talonnèrent même les puissantes Maserati.

        Après les bouleversements de la seconde guerre mondiale, pendant laquelle Gordini s'installa au 69/71 Boulevard Victor dans le 15e arrondissement de Paris, en face du Parc des Expositions de la Porte de Versailles. Gordini, aidé par son sponsor Simca (de 1946 à 1950) engagea une nouvelle monoplace entièrement de sa conception qui, avec son petit moteur de 1100 cm3 d'origine Simca, atteignait 170 km/h. Cette merveille de mécanique lui permit de remporter le Grand Prix de Nîmes, le Bol d'Or et le circuit de Reims. 1948 en Argentine, Gordini découvrit le talent de Juan-Manuel Fangio, un jeune pilote à qui il donna sa première chance et qui deviendra cinq fois Champion du Monde. Fangio, au volant d'une monoplace Gordini remporta le Grand Prix de Marseille en 1949, avant de participer avec une berlinette Gordini à compresseur aux 24 Heures du Mans 1950.

Dès l'année suivante, sans sponsor, Gordini continua avec son bureau d'études et ses 45 employés, à construire des Formule 1, des Formule 2 et des Sport-Prototype qu'il engagea en compétition face aux grandes écuries avec, entre autres, les victoires de Jean Behra à Reims et Pau devant les Ferrari de la Scuderia. Malgré son acharnement, Amédée Gordini n'avait plus les moyens financiers pour être compétitif, qu'il essayait de compenser en réutilisant les châssis et les moteurs à 4, 6 et 8 cylindres des saisons passées. 

Camion et voiture Gordini

RENAULT ET GORDINI     

       En 1957, épuisé moralement et financièrement, Amédée Gordini, après s'être engagé dans plus de 600 épreuves, renonce à la compétition et stoppe sa production d'automobiles de course dont seulement 33 châssis, de différents types, furent réalisés. Heureusement, l'année précédent, la Régie Nationale Renault lui ouvrit ses portes pour lui proposer de travailler sur le développement et la création de moteurs de compétition. Cette collaboration durera 17 ans en produisant dès 1957 la Dauphine Gordini, l'année 1964 fut marquée par le début de la carrière de la légendaire R8 Gordini, puis les années 1970 connurent les succès des Alpine Gordini et pour finir en 1974 par la Renault 12 Gordini qui fut la dernière à être ensorcelée. Amédée Gordini eut la satisfaction de connaître, en 1978, le succès d'une Alpine V6 aux 24 Heures du Mans. Il avait travaillé sur la conception et l'architecture de ce moteur V6 en 1970 où son nom était toujours resté gravé.

L'exposition sera composée des véhicules suivants : 

  • 1937 Gordini Spider Simca 5

Moteur 4 cylindres 750 cm3. 1er aux 24 Heures du Mans en 1937 dans la catégorie des 750 cm3. 22 records Mondiaux  sur le circuit de Montlhéry. Premiére GORDINI

  • 1939 Gordini Barquette Simca 8

Moteur 4 cylindres . 1er aux 24 Heures du Mans en 1939 dans la catégorie des 1100 cm3.

  • 1953 Gordini 37 S type 24 S

Barquette à moteur 8 cylindres équipée de freins à disques.Participation au Campion d'Italie avec le pilote Franco Bordoni.

  • 1954 Gordini 35 type 16

Moteur 6 cylindres.

  • 1954 Gordini 43 type 31S 

Barquette à moteur 6 cylindres équipée de freins à disques. 1er au Tour de France 1954. 1er aux 24 H du Mans en 1954 dans la catégorie des 2 et 3 litres.

  • 1956 Gordini 42 type 32

Monoplace Formule 1 . Moteur 8 cylindres équipée de freins à disques.

  • 1957 Renault Dauphine Gordini 

Moteur préparé par Amédée Gordini. 

  • 1964 Renault 8 Gordini 

Moteur préparé par Amédée Gordini.

  • 1970 Renault 12 Gordini 

Moteur préparé par Amédée Gordini. Derniére GORDINI

Cette exposition est en partenariat avec :