Une exposition inédite d’engins mécaniques grâce au musée de la gendarmerie nationale

Le musée de la Gendarmerie nationale est en charge de la conservation et de la mise en valeur d'un parc de plus de 80 véhicules anciens de la Gendarmerie, conservé à l'abri des regards. Pour la première fois 11 véhicules seront exposés à l'occasion du salon.

UNE COLLECTION VARIEE

Voitures, motos, blindés, camions, bus, hélicoptère, bateau et même motoneige sont les différents véhicules qui constituent la mémoire mécanique du Musée de la Gendarmerie nationale. Réformés par l'arrivée de matériels plus récents, ces engins sont choisis par le musée pour leurs particularités : bon état, potentiel kilométrique, versions rares ou prototypes. Très variés, ils sont représentatifs de l'évolution technique et de l'adaptation des moyens aux missions des gendarmes.

UNE EXPOSITION INÉDITE

Très rarement accessible au public dans sa configuration globale, la mémoire mécanique s'exposera exceptionnellement sur Retromobile.

Cela sera la première fois que le Musée de la gendarmerie nationale exposera autant de véhicules de la collection. Sur plus de 400m² d'exposition, 11 engins mécaniques cohabiteront pendant 5 jours pour être les témoins de la diversité de la collection.

Gendarmes départementaux
Gendarmes départementaux patrouillant à bord de leur BMW R 80-RT dans les années 1990. © Laboratoire photographique central de la gendarmerie

Ainsi vous aurez l'occasion de découvrir l'Alouette II engagée en 1959 lors de la rupture du barrage de Malpasset, un VBRG (véhicule blindé à roues de la Gendarmerie) avec le VXB 170 ou encore une motoneige utilisée par les gendarmes à l’occasion des JO d’Albertville en 1992.

Alouette II :

Cet hélicoptère était principalement utilisé par la Gendarmerie pour des missions de transport de passagers, transport de charges, évacuations sanitaires, ou encore hélitreuillage.  Avec sa queue et ses pales démontables, il se transporte sur une simple remorque. 

Remplacés progressivement par les Allouette III dans les années 1970 puis les AS-365F Dauphin, dans les années 1990, ces hélicoptères ont continué à assurer la formation des pilotes et des missions de soutien au profit du Centre d’essais de Méditerranée.

Le modèle présenté était affecté à la section des forces aériennes de Fréjus (83) en 1958. L'alouette II JAY fut la première arrivée sur les lieux du sinistre lors de la rupture du barrage de Malpasset en décembre 1959, qui a dévasté la vallée et l’ouest de Fréjus.

Alouette II
Alouette II © Musée de la gendarmerie

Moto-neige Yamaha ET 340 P :

Première moto-neigeà équiper les unités de montagne de la Gendarmerie, elle a servi notamment pour les JO d'Albertville en 1992. Maniable et rapide, elle pouvait être utilisée pour le secours de personnes en montagne, permettant de transporter un passager ou de tracter des skieurs.  Elle était également équipée d'un traîneau et même d'une remorque pour le matériel et le chien d'avalanche.

Yamaha ET340P
Yamaha ET340P © Coll. Musée de la gendarmerie nationale

 

Les stars de la collection, les Véhicules Rapides d’Intervention, seront également de la partie avec la présentation de la Matra Jet V6, ou encore la Subaru Impreza. Les deux roues aussi seront représentées par la BMW R 80 TIC et la R 50/2 ou encore la Norton 750 Atlas utilisée pour la sécurisation du tour de France dès 1966. Cet événement d’envergure sera l’occasion du lancement officiel du Fonds de dotation pour le Musée de la Gendarmerie nationale, pour soutenir le musée dans l’entretien et l’expansion de sa collection.

Matra JET 6
Matra JET 6 © Coll. Musée de la gendarmerie nationale

Les deux roues aussi seront représentées par la BMW R 80 TIC et la R 50/2 ou encore la Norton 750 Atlas utilisée pour la sécurisation du tour de France dès 1966 :

La BMW R 80 TIC était affectée dans les brigades motorisées au niveau départemental entre 1988 et 1992 en supplément des R 80 RT. C'est cette moto qui pour la première fois arborera les feux à éclats.  Elles étaient également utilisées dans le cadre de la surveillance des massifs forestiers et montagneux.

La BMW R50 fait son apparition sur le marché en 1951, mais seulement en 1956 en Gendarmerie. Affectée dans les brigades motorisées, elle servait principalement aux missions de sécurité routière. Les série 2, mises en service à partir de 1960, étaient réputées pour leur tenue de route, leur confort, leur fiabilité, leur propreté, le silence de fonctionnement, un freinage efficace et un entretien facile. Les BMW R50/2 sont reconnaissables à leurs clignotants en bout de guidon.

La flotte gendarmerie est complétée en 1960 par les BMW R60/2 de 594 cm3, 30CV et capable d’atteindre 150 km/h.

BMW_R_50, années 70_(3145)
BMW_R_50, années 70_(3145) © Coll. Musée de la gendarmerie nationale

Cet événement d’envergure sera l’occasion du lancement officiel du Fonds de dotation pour le Musée de la Gendarmerie nationale, pour soutenir le musée dans l’entretien et l’expansion de sa collection.

Ils seront présents sur le stand 7.3 F 041

Avec la création des brigades rapides d'intervention (BRI) sur autoroute, la Gendarmerie nationale se dote de 3 Matra Djet, aux côtés des premières Alpine Berlinette A 110.

Les pilotes autorisés à prendre le volant de ces véhicules rapides étaient d'abord formés sur le circuit du Mans avec certificat d'aptitude à la clé. Le port du casque est alors obligatoire.

Elles seront présentes sur les autoroutes de 1966 à 1967. Elles ne répondent finalement pas aux exigences des gendarmes, jugées délicates à conduire à haute vitesse avec une mauvaise tenue de route et un désembuage difficile.

ALPINE A 310 V6 :

L'Alpine A310 en Gendarmerie remplace progressivement la mythique Berlinette mais conserve sensiblement les mêmes équipements à l’intérieur et l’extérieur. Les sérigraphies latérales sont toujours présentes mais le gyrophare change de couleur et de taille. Les premiers modèles sont livrés en 1971 dans les unités de gendarmerie. En 1976 arrivent les A310 V6 qui équiperont les unités d'autoroute. Certaines A310 ont également pu servir à l'instruction des pilotes sur le circuit du Mans.

Cet unique exemplaire en série 2 était affectée à la BRI d'Auxerre (89) aux côtés d'une Citroën CX 2400 GTI. Le port du casque n'était plus obligatoire

Renault Estafette :

Estafelle
Estafelle © Coll. Musée de la gendarmerie nationale

Dans la mémoire collective, elle est le véhicule des gendarmes par excellence. Véhicule de patrouille et de liaison, affectée en brigades et en escadrons, l’estafette fut déclinée en multiples versions : minicar pour brigade et escadrons mobiles pouvant véhiculer 8 gendarmes et leur matériels de bureau ou de constatations ;la version transport de détenus avec cellule grillagée ; la version contrôle anti-nuisance pour les fumées d’échappements ou encore celle en atelier de transmission avec galerie et établi pour les équipes en charge des postes radios ou des antennes fixes des brigades… Les dernières furent réformées au début des années 2000. Cet exemplaire était affecté à Maisons Alfort (94).